|
 |
Le cycle de la violence
Ce qui différencie les violences conjugales d'un conflit ou d'une dispute de couple (pouvant aussi être violente) réside dans leur caractère cyclique alors qu'un conflit se traduit par des évènements ponctuels. On parle en effet du cycle des violences conjugales qui comporte quatre phases.
- La première phase est l'accumulation des tensions. C'est un moment où les tensions sont palpables et où la femme victime de violence sait qu'une crise est imminente. Elle essaie tant bien que mal "d'arrondir les angles" afin que celle-ci n'ait pas lieu."Au début, il y a un couple, tout va bien. Puis petit à petit, s'installe la tension dans la maison. Sous prétexte que la salière est mal placée, que les enfants le fatiguent, qu'elle a pris trois minutes de plus que d'ordinaire pour rentrer du travail, qu'elle démontre trop de plaisir en compagnie de…, surcroît de travail, alcool, stress, chômage, maladie… le prétexte devient déclencheur." (Viviane MONNIER)
- La seconde phase est la crise de violence en elle-même. Il s'agit ici d'un épisode de violence verbale, physique, ou sexuelle. Dans cette phase, les sentiments d'une femme victime de violences sont la peur et la terreur.
- La troisième phase est la déresponsabilisation. L'agresseur se déresponsabilise de son acte de violence en culpabilisant sa victime et en la rendant responsable. Une personne victime de violences finit par croire qu'elle est la cause de ce qui se passe, voire même qu'elle a mérité cette agression. Dans cette phase, la honte et la culpabilité cohabitent.
- La quatrième phase est la lune de miel. Dans cette phase l'agresseur s'excuse pour son acte de violences et promet de ne plus recommencer. La peur fait alors place à l'espoir. En effet, le couple peut recommencer à faire de nouveaux projets et la femme retrouve son conjoint tel qu'elle l'a connu au début de leur relation.
Les périodes de lune de miel sont de plus en plus courtes avec le temps, ce cycle recommence de plus fréquemment, jusqu'à ce que la phase de lune de miel disparaisse entièrement pour ne laisser place qu'à des phases de violences.

(Inspiré d'un article de l'Institut National de Santé public du QUEBEC)
|
|
|