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Mythes ou Réalités

Mythes ou Réalités


Halte aux idées reçues ! Ces affirmations vous proposent une première approche de ce que sont les violences conjugales et leurs conséquences.
 
La violence conjugale est uniquement de la violence physique?
Mythe : La violence conjugale revêt plusieurs formes : elle peut être physique (coups, sévices corporels...), psychologique (propos méprisants, harcèlement, isolement...), verbale (chantage, insultes, menaces...), sexuelle (sexualité forcée et pratiques sexuelles imposées), économique (privation des moyens ou biens essentiels, contrôle systématique des dépenses...) et administrative (rétention de documents administratifs).

L'homicide conjugal est un drame passionnel?
Mythe : L'homicide conjugal est un meurtre, souvent prémédité. Il constitue souvent l'aboutissement d'une longue relation de violences et de domination. Il est la pointe de l'iceberg de la violence conjugale.

La violence conjugale ne se produit que dans des couples mariés?
Mythe : La violence conjugale ne se produit pas qu'au sein de couples mariés ou vivant ensemble. Il ne faut pas nécessairement cohabitation pour qu'un rapport de domination et de contrôle s'installe. La violence conjugale peut même s'installer dès les premiers rapports amoureux.

Au sein d'un couple, il peut y avoir viol et/ou agression sexuelle?

Réalité : Être en couple n'autorise pas à s'approprier le corps de l'autre. Le désir de l'un ne doit pas être imposé à l'autre. Une pratique ou un rapport sexuel non consenti, même au sein d'un couple, constitue un viol ou une agression sexuelle et est puni par la loi.

Les femmes provoquent souvent les agressions de leur conjoint?

Mythe : Il n'y a pas de provocation, sinon des événements déclencheurs qui deviennent des "prétextes" à la violence. L'auteur est le seul responsable de ses actes. Personne ne mérite de subir de la violence.

Ce sont les femmes des milieux les plus défavorisés qui sont victimes de violences conjugales?

Mythe : Le phénomène des violences conjugales n'est pas réservé aux classes défavorisées. On le retrouve dans tous les milieux sociaux économiques et culturels, dans toutes les classes d'âge, en milieu urbain comme en milieu rural.

Il existe des hommes victimes de violences conjugales?

Réalité : Des hommes sont victimes de violences conjugales mais aucune statistique officielle ne permet de connaître l'ampleur du phénomène. Les associations spécialisées estiment toutefois que ce sont les femmes qui sont majoritairement victimes de violences conjugales. C'est pourquoi, sans oublier ou nier l'existence d'hommes victimes de violences conjugales, on parle plus souvent « d'homme auteur de violences » et de « femme victime de violences ».

L'alcool est la cause principale de la violence de certains hommes?

Mythe : Beaucoup d'hommes violents essayent de trouver des « excuses » pour justifier leur comportement (alcool, drogue, stress, surcharge de travail...). Si l'abus d'alcool peut déclencher la première crise de violences ou aggraver les suivantes, en aucun cas, il ne l'explique ni la justifie. Un homme violent avec sa compagne le sera toujours quelques soient les circonstances, tant qu'il ne réalisera pas qu'il est la source du problème.

La violence conjugale est une "perte de contrôle"?

Mythe : La violence conjugale est une "prise de contrôle" d'une personne sur une autre.

Le conjoint violent est agressif dans toutes les sphères de sa vie?

Mythe : Le conjoint violent est souvent un bon compagnon de travail et un voisin charmant. Il s'en prend surtout à sa famille, à sa conjointe et à ses enfants, parce qu'il se sent légitimé de le faire, ils lui sont acquis et lui appartiennent.

En France, 10 % des femmes sont victimes de violences conjugales?

Réalité : L'enquête, réalisée par l'ENVEFF (enquête nationale sur la violence envers les femmes en France) a établi qu'en France, une femme sur 10 était victime de violences conjugales. Des études similaires menées dans les différents pays de l'Union européenne sont sensiblement parvenues au même chiffre.

Il est facile pour une femme victime de violences conjugales de quitter son mari ou son compagnon?

Mythe : Une femme victime de violences conjugales ne reste pas parce qu'elle "aime ça". Différentes raisons expliquent que des femmes restent avec un conjoint violent : la peur, les enfants, l'emprise psychologique, la perte de confiance en elles, l'isolement social et familial, le manque d'argent, le manque d'informations concernant leurs droits...

Les enfants sont forts, ils finissent par oublier le traumatisme de l'exposition aux violences conjugales?

Mythe : Plus de la moitié des enfants exposés aux violences conjugales répondent à toute la sémiologie du syndrome post-traumatique. La majorité des autres enfants présentent des symptômes liés à ce syndrome.

En France, une femme meurt tous les 2.5 jours de violences conjugales?
Réalité : Tous les 2.5 jours une femme meurt tuée par son partenaire ou compagnon de vie. Près de la moitié des homicides ont eu lieu après séparation. Ces chiffres ne révèlent toutefois pas la réalité des morts causées par les violences conjugales parce que seuls les assassinats, les homicides volontaires et les violences suivies de mort sont comptabilisés. Les suicides ne sont notamment pas pris en compte.

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